Ces repères concernent les adultes en bonne santé. Ils aident à choisir les aliments ; ils ne donnent pas le même menu ni la même quantité d’énergie à tout le monde. Votre faim, votre activité et vos besoins personnels influencent la taille des repas.
« Au moins » indique un objectif minimal, comme pour les fruits et légumes.
« Pas plus de » indique une limite, pas une quantité nécessaire.
« Par semaine » invite à varier les repas sur plusieurs jours.
Un repas inhabituel ne demande pas de sauter le suivant. Reprenez simplement vos habitudes. L’équilibre se construit avec régularité, sans chercher un repas parfait.
Des repères en images
Reconnaître les familles d’aliments
Ces photos donnent des exemples d’aliments, pas des portions à reproduire à l’identique. Retrouvez les quantités et les fréquences dans les tableaux ci-dessous.
Les fruits
Une pomme moyenne représente une portion. Variez avec poires, agrumes, kiwis ou fruits de saison.
Les légumes
Crus ou cuits, ils participent aux cinq portions quotidiennes avec les fruits. Ajoutez-en à plusieurs repas.
Les féculents
Le riz présenté est un exemple de féculent. Pour le repère quotidien, choisissez du pain complet ou aux céréales, des pâtes, de la semoule ou du riz complets au moins une fois par jour.
Les légumes secs
Lentilles, pois chiches ou haricots : au moins deux fois par semaine, en accompagnement ou au cœur du repas.
Les poissons
Deux fois par semaine, dont une fois un poisson gras. Le saumon, la sardine et le maquereau sont des exemples.
La volaille
Une possibilité parmi les sources de protéines. Alternez avec poisson, œufs et légumes secs.
Les produits laitiers
Deux par jour pour les adultes. Un yaourt nature constitue un exemple de portion.
Les fruits à coque
Une petite poignée par jour au total : amandes, noix ou noisettes, non salées.
Chaque jour
Les grandes familles à retrouver dans vos repas
Repères alimentaires quotidiens pour les adultes
Famille d’aliments
Repère
Comment le mettre en pratique
Fruits et légumes
Au moins 5 portions par jour, au total
Par exemple 3 portions de légumes et 2 de fruits. Une portion adulte représente environ 80 à 100 g : une pomme moyenne, une tomate moyenne ou une petite assiette de légumes. Variez les couleurs et les préparations.
Pain, céréales et autres féculents
Au moins un aliment complet par jour
Pain complet, riz complet, pâtes complètes, flocons d’avoine : adaptez les quantités à votre faim et à votre activité. Les pommes de terre sont des féculents ; elles ne comptent pas dans les cinq portions de fruits et légumes.
Produits laitiers
2 par jour pour les adultes
Un yaourt nature, un verre de lait de 150 ml ou environ 30 g de fromage constituent des exemples de portions. Le beurre et la crème ne comptent pas comme une portion de produit laitier.
Fruits à coque
Une petite poignée par jour
Noix, noisettes, amandes ou pistaches non salées : une poignée au total suffit, pas une poignée de chaque variété. Choisissez-les sans sucre ajouté ni enrobage.
Matières grasses ajoutées
En petites quantités ; elles peuvent être consommées chaque jour
Alternez notamment les huiles d’olive, de colza et de noix. Une huile reste une matière grasse : versez-la avec mesure. Il n’existe pas ici de quantité universelle à ajouter à tous les repas.
Eau
L’eau comme boisson principale, à boire régulièrement
Buvez de l’eau au fil de la journée et adaptez les quantités à la chaleur et à l’activité. Ce tableau ne fixe pas une quantité identique pour tous. Respectez toute consigne médicale personnelle sur les quantités à boire.
Sur sept jours
Varier les sources de protéines
Vous n’avez pas besoin de viande chaque jour. Répartissez les poissons, légumes secs, œufs et éventuelles viandes selon vos goûts. Les limites de viande et de charcuterie sont distinctes : limitez chacune de ces catégories.
Fréquences et limites hebdomadaires pour les adultes
Famille d’aliments
Repère
Comment le mettre en pratique
Légumes secs
Au moins 2 fois par semaine
Lentilles, pois chiches, haricots rouges ou blancs, pois cassés : ils apportent des fibres et des protéines végétales. Ils peuvent accompagner le repas ou remplacer une partie des aliments d’origine animale.
Poissons
2 fois par semaine, dont une fois un poisson gras
Une portion adulte représente environ 100 g. Alternez poissons gras (sardine, maquereau, hareng, saumon) et poissons maigres (cabillaud, lieu, merlu), et variez les provenances. Frais, surgelés ou en conserve peuvent convenir.
Viandes hors volaille
Pas plus de 500 g par semaine
Cette limite concerne notamment le bœuf, le porc, le veau, l’agneau, le mouton et les abats. C’est un maximum, pas une quantité à atteindre. Alternez avec volaille, poisson, œufs et légumes secs.
Charcuterie
Pas plus de 150 g par semaine
Jambon blanc compris, ainsi que saucisson, pâté, bacon et autres charcuteries. Quelques petites portions atteignent vite cette limite. Il n’est pas nécessaire d’en manger.
Volaille et œufs
À alterner avec les autres sources de protéines
Il n’y a pas de quota quotidien unique dans cette fiche. Préférez la volaille si vous mangez de la viande et variez les repas. Vous pouvez composer un repas complet sans viande ni poisson.
Une portion, qu’est-ce que cela veut dire ?
Cinq portions au total
Il s’agit de fruits et de légumes réunis, pas de cinq fruits et cinq légumes. Deux fruits, une entrée de crudités et des légumes à deux repas constituent une répartition possible.
Une petite soupe composée de trois légumes ne compte pas automatiquement comme trois portions : c’est la quantité consommée qui compte.
Fruits entiers plutôt que jus
Un fruit entier apporte des fibres et demande de mâcher. Un jus ne remplace pas une portion de fruit, même sans sucre ajouté. Les fruits secs, plus concentrés, ne se comparent pas gramme pour gramme aux fruits frais.
Des poids comparables
Le riz et les pâtes absorbent de l’eau à la cuisson. Le poids sec et le poids cuit ne se comparent donc pas directement. Quand vous suivez une recette, vérifiez toujours à quel état correspond la quantité indiquée.
Votre appétit compte aussi
Une personne très active peut avoir besoin de davantage de féculents qu’une personne peu active. Augmenter uniquement les légumes ne suffit pas toujours à couvrir ses besoins. Mangez suffisamment et ajustez les portions à votre situation.
Beaucoup de choix, même avec un petit budget
Fruits et légumes
Pommes, poires, agrumes, kiwis, bananes, fraises ; carottes, brocoli, chou, courgettes, tomates, épinards, poireaux : choisissez selon la saison et vos envies. Les légumes nature surgelés et les conserves peuvent faciliter les repas. Égouttez les conserves et comparez leur teneur en sel.
Féculents et légumes secs
Pain complet, avoine, riz, pâtes, semoule, pommes de terre ; lentilles, pois chiches, haricots et pois cassés : gardez plusieurs options au placard. Les légumes secs en conserve sont pratiques ; rincez-les si nécessaire. Augmentez progressivement leur place si votre digestion est sensible.
Poissons, œufs et viandes
Sardines et maquereaux en conserve, poissons surgelés nature et œufs peuvent simplifier les repas. Pour la volaille, variez poulet et dinde. Les panures, sauces et préparations très salées ne sont pas équivalentes à un aliment nature.
Laitages et alternatives
Le lait, les yaourts nature et les fromages permettent de varier. Une boisson végétale n’est pas automatiquement équivalente au lait : sa quantité de protéines et son enrichissement en calcium varient. En cas d’exclusion des laitages, faites vérifier que votre alimentation couvre vos besoins.
Pour passer à l’assiette
Une journée possible, à adapter à votre faim
Petit-déjeuner
Un yaourt nature, du pain complet ou des flocons d’avoine, une poire et de l’eau. Adaptez la quantité de pain ou d’avoine à votre appétit.
Déjeuner
Une entrée de carottes râpées, des lentilles avec du riz et des légumes, puis une pomme. Un repas avec des légumes secs peut se passer de viande.
Dîner
Du poisson un jour prévu dans la semaine, des pommes de terre et du brocoli, puis un laitage. Les autres jours, alternez avec œufs, volaille ou une autre préparation végétale.
Si vous avez faim entre les repas
Une collation peut être utile : un fruit, un laitage ou du pain, selon ce que vous avez déjà mangé. Une petite poignée de fruits à coque peut trouver sa place dans la journée. Il n’est pas obligatoire de grignoter.
Ce menu illustre une organisation, pas une prescription calorique. Les sauces, assaisonnements et boissons font aussi partie de l’alimentation.
Les petits choix qui améliorent l’ensemble
Buvez principalement de l’eau. Limitez le plus possible les jus et les boissons sucrées : pas plus d’un verre par jour au total, sans obligation d’en boire.
Gardez les produits très sucrés et très salés en quantités modérées.
Goûtez avant de resaler et utilisez des herbes ou des épices.
Préparez quelques aliments simples à l’avance pour faciliter les repas.
Choisissez un changement à la fois : ajouter des légumes au déjeuner, essayer les lentilles ou remplacer un pain blanc par un pain complet.
Quand faut-il adapter ces repères ?
Les enfants, la grossesse, l’allaitement et certaines maladies nécessitent des conseils adaptés. Une allergie, une difficulté à avaler, une maladie rénale ou une consigne alimentaire médicale ne se gèrent pas avec ce seul tableau. Si vous excluez plusieurs familles d’aliments, un professionnel peut vous aider à préserver des apports suffisants.
Pour les jeunes enfants, les fruits à coque entiers présentent un risque d’étouffement : les repères adultes ne doivent pas être transposés tels quels.